gendarmerie

gendarmerie
Plusieurs conditions sont à remplir :

1/ LE DIPLOME

L'accès aux concours externes est conditionné par le niveau d'étude ou le diplôme. Ces exigences varient selon la catégorie du concours préparé.

* Catégorie A : le candidat doit être titulaire d'un diplôme bac + 3 et plus.
* Catégorie B : le candidat doit être titulaire du baccalauréat au minimum.
* Catégorie C : le candidat doit être titulaire d'un BEP, CAP, brevet des collèges... Pour certains concours, aucune condition de diplôme n'est exigée. Attention : le concours de gardien de la paix est classé dans les catégories C, mais les candidats doivent être titulaires du baccalauréat.

Il existe des conditions particulières pour :
(sauf si l'exercice de la profession requiert un titre, ex : infirmière, ingénieur)

* les mères de famille qui élèvent ou ont élevé trois enfants ;
* certains sportifs de haut niveau inscrits sur une liste dressée par le Ministère de la Jeunesse, des sports et de la vie associative.

2/ LA NATIONALITE

Il faut être de nationalité française pour devenir fonctionnaire. Les ressortissants de l'Union européenne peuvent accéder à certains emplois.

3/ L'AGE

En principe, l'âge minimum requis est de 18 ans.

Suite à l'Ordonnance n° 2005-901 du 2 août 2005, les conditions d'âge pour l'accès aux concours de la Fonction Publique ont été supprimées depuis le 1er novembre 2005.
ATTENTION - ceci n'est pas valable pour les concours donnant accès à des corps classés en service actif : sapeur pompier, fonctionnaire de l'administration pénitentiaire, police nationale, police municipale ... Par exemple, il faut avoir moins de 40 ans pour s'inscrire au concours de surveillant pénitentiaire ou moins de 25 ans pour être sapeur pompier...

Pour ces concours, certaines catégories de candidats bénéficient de dérogations qui permettent de supprimer ou de reculer les limites d'âge.

Ne sont pas astreints aux conditions d'âge :

* les mères de trois enfants ou plus,
* les veuves non remariées,
* les femmes divorcées et non remariées,
* les femmes séparées judiciairement,
* les femmes célibataires ayant un enfant à charge et se trouvant dans l'obligation de travailler,
* les handicapés reconnus par la COTOREP (Commission technique d'orientation et de reclassement professionnel),
* les sportifs de haut niveau inscrits sur une liste arrêtée par le Ministère de la Jeunesse, des sports et de la vie associative.

Bénéficient d'un recul de la limite d'âge :

* les candidats ayant effectué leur service national actif, militaire ou civil : la limite d'âge est reculée d'autant de temps que celui passé sous les drapeaux,
* les candidats qui sont d'anciens militaires de carrière : le recul est néanmoins limité à dix années,
* les candidats qui ont un ou plusieurs enfants à charge, ou la charge d'une personne handicapée donnant droit à des allocations : le recul est d'une année par personne à charge,
* les candidats qui sont d'anciens handicapés : le recul de la limite d'âge correspond à la durée des soins et des traitements nécessaires, dans la limite de cinq années toutefois.

Pour les candidats qui sont d'anciens sportifs de haut niveau : le recul correspond au nombre d'années d'inscription sur la liste dressée par le Ministère de la Jeunesse, des sports et de la vie associative, à concurrence de cinq années.

4/ ETRE EN POSSESSION DE SES DROITS CIVIQUES

Tout candidat doit jouir de ses droits civiques, qui sont : le droit de vote, le droit d'être éligible, le droit d'être appelé aux fonctions de juré.

Par exemple, le candidat doit présenter un casier judiciaire (n°2) vierge de toute condamnation incompatible avec l'exercice de leurs fonctions.

5/ ETRE EN REGULARITE PAR RAPPORT AU SERVICE NATIONAL

Tous les hommes, qui sont nés avant le 31 décembre 1978, doivent avoir accompli leur service national. Peu importe qu'ils aient accompli leur service en entier, qu'ils aient été exemptés ou réformés.

Pour les candidats des deux sexes nés après le 31 décembre 1978, ils doivent avoir participé à la journée d'appel de préparation à la Défense.

6/ LES CONDITIONS PHYSIQUES

L'aptitude physique à exercer telle profession est parfois demandée. Il peut s'agir d'une vue minimum ou d'une taille minimum (gendarme, gardien de la paix, etc.).

Une condition physique minimale peut également être exigée (épreuves sportives éliminatoires pour certains concours).
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 11 avril 2008 04:11

Modifié le vendredi 11 avril 2008 06:20

gendarmerie nationale

gendarmerie nationale

# Posté le vendredi 11 avril 2008 04:36

Modifié le mercredi 04 février 2009 14:45

motard de la gendarmerie nationale

motard de la gendarmerie nationale
Un rapport de l'inspection des Finances fait déjà débat. Il touche en effet du doigt là où cela fait mal, mettant en avant la mauvaise gestion des services de l'Etat. Il s'appuie pour cela sur un audit de sécurité dressant un constat accablant des dépenses et de l'organisation des forces de l'ordre.

Cerise – noire – sur le gâteau, il préconise 8 à 10.000 suppressions d'emplois de policiers et de gendarmes dans le cadre de la réforme de l'Etat pour tenter de résorber ce que certains ont déjà tenté d'appeler une « faillite ».

Pendant ce temps, Nicolas Sarkozy augmente son salaire ...

Daté du 10 octobre, l'audit a été réalisé par une équipe de fonctionnaires dirigée par François Mongin, inspecteur des Finances, chargé de mission sur la réforme de l'Etat, en vue de la révision générale des politiques publiques (RGPP).

C'est sur la base de cet audit qu'ont été ébauchés divers scénarios permettant à l'Etat de faire des économies (réduction d'effectifs, suppression de la moitié des brigades de gendarmerie...).

A noter en tout premier lieu deux "scénarios" permettant de gagner entre 8.375 et 10.375 emplois équivalent temps plein (ETP) entre 2009 et 2011. Dans ce souci d'économie, il envisage la disparition "de la moitié des brigades de gendarmerie" (3.600 au total). Pour rappel, la France compte aujourd'hui quelque 120.000 policiers et 100.000 gendarmes.

Révélées le 23 octobre, ces suggestions ont suscité un tollé tandis que M. Mongin se voyait désavoué par les ministres de tutelle (Intérieur et Défense) des policiers et des gendarmes. Les ministres de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, et de la Défense, Hervé Morin, ont en effet vivement réagi mardi, affirmant que le document de M. Mongin "n'engageait que son auteur". Mme Alliot-Marie a fait valoir pour sa part, devant les députés, que "la sécurité des Français est un sujet assez important pour qu'on ne se satisfasse pas d'idées simplistes et dépourvues de tout contact avec les réalités".

Le Syndicat général de la police (SGP-FO) a demandé mardi une "audience en urgence" à Mme Alliot-Marie. "C'est une véritable saignée du service public de sécurité", a déclaré le secrétaire général du SGP-FO, Nicolas Comte, en craignant qu'il "ne s'agisse d'un ballon d'essai". Bruno Beschizza, de Synergie, a réclamé une "mise à plat des problèmes", comme Olivier Damien pour le Syndicat des commissaires (SCPN). Ils ont dénoncé un "manque de communication" sur la sécurité, apprenant "les réformes dans les médias".

Les syndicats ont par ailleurs affirmé que le président Nicolas Sarkozy devait réunir à la mi-novembre 2.000 policiers et gendarmes pour une "grand-messe" à La Défense, comme il le faisait du temps où il était place Beauvau. Manière de "recadrer les choses", disent-ils à l'unisson.

Pourtant, pour mener à bien son audit, l'équipe dirigée par M. Mongin semble avoir été proche du terrain, affirmant avoir rencontré les principales directions police/gendarmerie. C'est peut-être là le hic, c'est bien connu, il n'y a que la vérité qui blesse ...

Dix "fiches techniques", dont le contenu pourrait relancer la polémique soulevée lors de la révélation des premières propositions de M. Mongin, ont été établies.

Au chapitre du temps de travail des policiers - un sujet très sensible - les auteurs de l'audit affirment que les RTT, "à moyen et long terme", font "peser des risques de rupture sur l'action des services et leur capacité opérationnelle". "L'administration vit à crédit", écrivent-ils, soulignant l'impossibilité de récupérer les heures supplémentaires et les repos compensateurs accumulés par les policiers, "12 millions, au 31 décembre 2006". Ils suggèrent de solder ces heures "à hauteur de 50 millions d'euros" et de "réviser le temps de travail" des policiers.

Concernant les dépenses, ils tirent à boulets rouges. L'entretien des véhicules de police et de gendarmerie est jugé "trop coûteux", "mal mesuré" et les coûts d'assurance "excessifs".

Ils pointent le nombre de "sinistres" dans la police - 15.000 par an pour 33.000 véhicules - en préconisant une franchise d'assurance de 150 euros pour les policiers.

Le parc immobilier des gendarmes --des militaires logés par l'Etat-- toujours selon cet "audit", est "fragmenté" et "vétuste". Il faudrait, assènent ses auteurs, supprimer certains logements de fonction et faire payer aux gendarmes leur consommation d'eau (11 millions d'euros en 2004).

Côté maintien de l'ordre (CRS de la police et gendarmes mobiles), ils préconisent de tailler dans les effectifs (suppression de 26 unités sur les 188 existantes) afin de les recentrer "sur leur coeur de métier".

Enfin, sur la sécurité routière, l'audit dénonce des forces qui ne sont "pas concentrées" sur les "zones les plus dangereuses", à savoir le réseau secondaire en zone rurale où la mortalité "est la plus importante" mais l'implantation des radars par forcément la plus rentable... Ces forces, ajoutent-ils par ailleurs les rédacteurs de l'audit, "consacrent une part importante de leur activité à d'autres missions", escortes ou maintien de l'ordre, "au détriment des contrôles routiers".
Elles n'ont également, selon eux, "pas tiré toutes les conséquences de l'automatisation des contrôles de vitesse" et "pas suffisamment adapté leurs pratiques à la mise en place des radars automatiques". 76% de ces radars, écrivent-ils, sont installés sur les autoroutes (où il y a 6% du nombre de tués) et sur les routes nationales (18% de tués).

Les contrôles d'alcoolémie, première cause des accidents de la route, "ne sont pas à la hauteur de l'enjeu", poursuit l'audit, en soulignant qu'ils sont moins importants que ceux liés à la vitesse, "pas assez ciblés" et différents d'un département l'autre.

Les périodes de contrôles routiers sont "décalées par rapport à celles de la délinquance routière", notamment la nuit "qui représente 10% du trafic mais 35% des blessés hospitalisés et 44% des tués". "Les forces de sécurité sont peu présentes au cours de la nuit", affirment les auteurs, chiffres à l'appui.

# Posté le vendredi 11 avril 2008 09:05

Modifié le mercredi 04 février 2009 14:44

gendarmerie nationale

gendarmerie nationale

# Posté le vendredi 11 avril 2008 09:06

Modifié le mercredi 04 février 2009 14:44